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L’hégémonie du GPS vit ses dernières années

Prévu à l’origine pour 2020, le projet Galileo porte l’ambition européenne de concurrencer le GPS américain, pour l’instant unique système de navigation à l’échelle mondiale.

Le programme, est en lui-même l’illustration d’une Europe que l’on aimerait voir plus souvent. A la pointe de la technologie, et unie. La mise en place de Galileo nécessite encore la mise en orbite de 22 satellites. Ces 22 appareils sont le fruit de la collaboration du groupe allemand OHB System et du britannique Surrey Satellite Technology Ltd.

Selon l’agence spatiale européenne financée à 100% par la commission européenne, 12 nouveaux satellites seront déployés à partir de 2015. Lancés depuis le site français de Kourou, ils devraient être portés par des fusées Ariane 5 ES (3 pour 12 satellites).

Vers une émancipation made in UE

Avec 2 ans d’avance sur la date prévue au lancement du projet, Galileo devrait apporter à l’Europe une indépendance complète de la technologie militaire américaine du GPS, en 2018. Le système, déjà en phase de test avec 4 appareils, bientôt 6, devrait être partiellement opérationnel fin 2014.

Le projet, bien que couteux, puisqu’exigeant tout de même de sortir 5 milliards d’euros des caisses européennes, devrait à l’avenir être un excellent investissement. Il est pour l’heure un bon exemple d’une cohésion politique et économique d’une Union qui en manque grandement.

Willy Garcia

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