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La carte du Monde est-elle fausse ?

La carte du Monde est-elle fausse ?

Il existe deux projections de la carte du monde, celle de Peters et celle de Mercator. Seulement voilà, la projection de Mercator déforme la réalité. Elle favorise clairement les pays du Nord. Le placement des continents se fait selon une vision très particulière, les échelles sont modifiées et elle a tendance à faire apparaître plus grands les pays et continents des zones tempérées aux pôles.

La projection de Peters est une projection cartographique qui, contrairement à la projection de Mercator, tente de prendre en compte la taille réelle des continents. La projection de Mercator, du fait qu’elle est perspective, a tendance à faire apparaître plus grands les pays et continents des zones tempérées aux pôles. Ainsi, dans la projection de Mercator, le Groenland apparait plus grand que le continent africain, alors qu’il est de 14 à 15 fois plus petit.

La projection de Mercator :

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La projection de Mercator déforme la réalité. Elle favorise clairement les pays du Nord.

La projection de Mercator est une projection cylindrique tangente à l’équateur du globe terrestre sur une carte plane formalisée par Gerardus Mercator en 1569. Le principe de représentation sur un canevas orthogonal avait été esquissé par Dicéarque, Strabon et utilisé par Marinos de Tyr. Il était également connu des Chinois au Xe siècle ap. J-C.

La projection de Mercator est une projection conforme, c’est-à-dire qu’elle conserve les angles (plus précisément les angles conformes). L’inévitable étirement Est-Ouest en dehors de l’équateur est accompagné par un étirement Nord-Sud correspondant, de telle sorte que l’échelle Est-Ouest est partout égale à l’échelle Nord-Sud. Une carte de Mercator ne peut couvrir les pôles : ils seraient infiniment hauts. La projection de Mercator entraine donc des déformations sur les distances.

La projection de Peters :

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La projection de Peters est une projection cartographique qui, contrairement à la projection de Mercator, tente de prendre en compte la taille réelle des continents.

La projection de Peters est une projection qui maintient la proportion entre les surfaces sur la carte et les surfaces réelles. Ainsi, les rapports entre les surfaces des pays sur la carte correspondent au rapport de leurs surfaces réelles (l’Afrique apparaît bien 14 à 15 fois plus grande que le Groenland). Mais cette carte ne garde pas les bonnes formes des continents au contraire de la carte de Mercator. Néanmoins, ce type de cartographie permet de mettre en avant les pays dits du Sud contrairement à la projection de Mercator qui promeut une certaine hégémonie des pays de l’hémisphère Nord en promulguant de fausses informations géographiques (l’Amérique du Sud qui semble beaucoup plus petite que le Groenland alors qu’elle est en réalité 7 à 8 fois plus grande ou encore l’Afrique qui apparaît comme étant deux fois plus petite que la Russie alors qu’elle le dépasse par près de deux fois en superficie). La projection de Peters est donc souvent utilisée en géographie pour étudier les pays du Tiers-Monde et permet d’éviter la vision parfois jugée trop colonialiste de la projection de Mercator.

La projection de Mercator nous donne l’impression que :

« Le Groenland apparaît plus grand que l’Afrique alors que cette dernière est 15 fois plus grande dans la réalité. Le Cameroun semble avoir la même grandeur que la Suisse alors qu’en réalité, le Cameroun est 11,5 fois plus grand que la Suisse qui avec ses 41.277 km2 n’atteint pas la dimension de l’une des 10 provinces du Cameroun (475.000 km2) (…). L’Allemagne semble le double du Mozambique, alors que dans la réalité, l’Allemagne avec ses 357.114 km2 est moins de la moitié du Mozambique qui a 801.590 km2. La Belgique semble plus grande que le Sénégal. Mais en réalité, le Sénégal avec ses 196.722 km2 est presque 6 fois et demi supérieur à la Belgique qui n’a que 30.528 km2. »

Documentaire le dessous des cartes :

Les géographes ont mis en circulation une carte du monde basée sur une vision européenne. Une vision dans laquelle l’échelle des superficies n’est pas respectée, permettant ainsi de se donner une place plus importante aux gouvernements impérialistes.

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2 Commentaires

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  1. Comment est-il permis d’énoncer autant de stupidités en si peu de lignes !
    Il n’existe pas deux, mais une infinité de manières de projeter sur un plan la surface sphérique (ou ellipsoïdale) de la Terre. Plusieurs centaines de méthodes de projections ont été discutées et publiées depuis l’Antiquité, et quelques dizaines restent utilisées en pratique aujourd’hui. Parmi ces méthodes, certaines sont conformes (respectent les angles et les formes) et d’autres sont équivalentes (respectent les superficies), et d’autres encore sont aphylactiques (ne respectent ni les angles ni les superficies, tout en tentant de minimiser ces deux types d’altérations). Chacune des ces propriéts répond à des besoins et à des usages distincts. Ils ne s’opposent pas, ils se complémentent !
    Les projections équivalentes, respectant les superficies, peuvent être obtenues, par exemple, par simple perspective (projection orthographique) de la surface sphérique sur un cylindre tangent. Celle prétendument « inventée » par Peters, n’est qu’une des multiples versions d’une projection cylindrique équivalente, dont le modèle général a été présenté par Lambert en 1778. Des versions sécantes ont été proposées notamment par Gall (1855) et Behrmann (1910). Peters n’a proposé qu’une variante de ces dernières, sensiblement plus altérée vis-à-vis des angles et des formes et il ne s’agit en aucun cas d’une « invention » de sa part.
    La projection de Mercator, conforme et par conséquent ne pouvant pas préserver les superficies, avait pour but de fournir aux navigateurs à la période des Grandes découvertes, un moyen de déterminer le cap à suivre pour rejoindre une destination à la boussole, et un moyen de pouvoir faire le point en cours de trajet en l’absence de mesure de la longitude en temps réel. La question était de pouvoir représenter les loxodromies (routes à cap constant, coupant tous les méridiens selon le même azimut), comme des droites dans le plan de la carte. La projection de Mercator a constitué, de ce point de vue, une avancée considérable dans la découverte de la planète, et dans les techniques de navigation en général (toujours en usage aujourd’hui). La ramener à une « perception impérialiste européenne » est une hérésie qui témoigne d’une totale méconnaissance à la fois des principes mathématiques qui président au développement des projections cartographiques, et des objectifs utilitaires de ces projections. Prétendre en outre que la projection de Peters, considérée par la communauté scientifique comme est exemple de malhonnêteté caractérisée, constitue la seule alternative à la projection de Mercator traduit, malheureusement (car l’objectif reste honorable), la mauvaise foi, ou plus vraisemblablement l’absence totale de compétences, des milieux tiers-mondialistes.

    Jean-Paul Donnay

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