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Deux ans ferme doublé pour Wafaa Charaf

La cour d’appel de Tanger a doublé la peine de prison 
de la militante Wafaa Charaf, condamnée à deux ans ferme. 

Le jugement est tombé le 20 octobre vers minuit après 14 heures d’audience. La cour d’appel de Tanger a eu la main lourde. La justice marocaine a condamné la jeune militante de vingt-six ans Wafaa Charaf à deux ans de prison ferme. Active au sein de la jeunesse du parti marxiste la Voix démocratique (Annahj Addimocrati), membre de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et du Mouvement du 20 février, elle avait été condamnée en première instance, le 11 août dernier, à un an de prison ferme et à une amende équivalente à 5 000 euros pour « mensonges et diffamation ». Un premier procès qualifié d’« inéquitable » et de « politique » par la Ligue des droits de l’homme (LDH).

Wafaa paye le prix fort 
de son engagement pour 
les droits des ouvriers

Wafaa Charaf a été mise en détention préventive le 9 juillet à Tanger après avoir porté plainte pour enlèvement, séquestration et menaces. Abandonnée sur une route à douze kilomètres de Tanger, elle venait de participer, le 27 avril, à un rassemblement de soutien à des ouvriers de la multinationale américaine Greif (numéro un mondial de l’emballage industriel), licenciés après la création d’une section syndicale. Tanger, située à moins de 14 kilomètres du continent européen, dispose d’une zone franche qui confère de nombreux avantages (exonération de charges fiscales et sociales) aux entreprises qui s’y installent. « Wafaa paye le prix fort de son engagement pour les droits des ouvriers des usines de la zone franche de Tanger et pour la démocratie et la liberté d’expression au Maroc », expliquait le mois dernier la LDH. Wafaa Charaf comparaissait en même temps que Boubker El Khamlichi, dirigeant de la Voix démocratique, condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de 89 euros pour « entrave à l’enquête ». Il avait pourtant été acquitté lors du premier procès. « Nous sommes sous le choc. Nous pensions que les peines seraient réduites compte tenu du fait que le Maroc accueille le mois prochain le deuxième Forum mondial sur les droits de l’homme », témoigne Aziz Hmoudane, ancien exilé politique marocain et membre à Paris de la Voix démocratique et du PCF. « Ce jugement s’inscrit dans un contexte global d’offensive du pouvoir sur les droits humains et sociaux. Le régime veut profiter du recul du Mouvement du 20 février, qui avait brisé le silence dans le pays dans la foulée des printemps arabes, pour revenir à la situation qui prévalait avant », poursuit-il. Selon nos informations, les avocats de Wafaa Charaf envisageraient de se pourvoir en cassation.

Source : humanite.fr

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Posté par La rédaction

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1 commentaire

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  1. vraiment le liban est assis sur un volcan…surtout avec la presence de ces réfugiés de + de 1200000) sans comter leurs camps sont truffés de terroristes jabhat al nousra…daéch et autres terroristes takfiris…que les monarques pétro-dollars de l’arabie qui les ont mis dans cette situation n’ont qu’a les prendre en charge..là bas chez eux….un petit pays comme le liban..a payé un lourd tribut avec la présence de ces syriens..je ne suis pas raciste certes..mais c’est la vérité..et encore ces syriens se comportent en pays conquis défiant les autorités libanaises et la population……il est temps que ça finisse….là bas en syrie ya des leux sécuritaires òu ils peuvent vivre sans aucun probléme..protégés par le gouvernement en place et loin des terroristes

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