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« Marvellous Island ? Un monde sans classe sociale »

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Le Marvellous Island Festival vous donne rendez-vous les 8, 9 et 10 mai prochain. Pour les deux premiers jours du festival, les organisateurs ont décidé de basculer dans une autre dimension, en se délocalisant sur la plage de Torcy (Seine-et-Marne). Quant à la clôture, elle aura lieu dimanche 10 mai, au Cabaret Sauvage à Paris. Au total, plus de 15 000 personnes devraient se dandiner au rythme des plus grands DJ de la planète. Ellen Allien, Alan Fitzpatrick, Monika Kruse ou encore Andhim, cette troisième édition s’annonce déjà électrique, avec plus de 50 artistes prévus pour ces trois jours.

Pour mieux comprendre le succès du Marverllous Island Festival, nous sommes allés à la rencontre de Laurent Kemler, programmateur du festival.

 

Laurent Kemler, pourquoi avoir créé le Marvellous Island Festival ?

Nous étions une agence évènementielle qui travaillait sur 2 segments: Le corporate, en organisant tout type d’événements sur mesure pour des grandes entreprises, et la nuit, via 2 établissements que nous possédions. Avec le temps, nous avons réalisé que nous étions tous de grands fan de la musique électronique, et chacun d’entre nous allait visiter au moins un festival international par an. Lors de nos réflexions, nous nous sommes rendu compte qu’à l’époque, il n’y avait aucun festival dédié uniquement à la Musique électronique. Nous avons donc décidé de nous lancer dans un projet rassembleur, qui pourrait fédérer les parisiens et autres habitants de la Région Île de France. Ainsi est né Marvellous Island

 

Vous organisez d’autre événement comment The Island ou The Big Bang. Qu’est-ce-qui change à chaque fois ?

Big Bang est la version hivernale de Marvellous Island. L’idée est de proposer des plateaux et des univers différents aux festivaliers qui nous suivent. Marvellous Island se déroule en mai, lorsque la nature revit. Les fleurs sont belles, les arbres sont verts, les papillons volent. Il était important pour nous, de se focaliser la-dessus et de proposer un festival proche de la nature. Cette année, nous faisons le festival sur la base de loisir de Torcy, avec un lac, une belle plage de sable fin, et un camping. Big Bang se passe en novembre, il fait froid, et les nuages prédominent: c’est l’occasion de se réchauffer en intérieur. La sténo est plus sobre, plus sombre, et le plateau musical s’adapte aussi à ce changement de climat. Cette année, 2 nouveaux événements vont arriver, dont un brunch électronique le 4 juillet, qui sera cette fois une fête de jour 🙂

 

Vous avez pour ambition de vous exporter à l’étranger. Où en est le projet ?

Le projet avance très bien puisque nous avons rencontré les bonnes personnes récemment. Il ne s’agit pas de faire l’équivalent de Marvellous Island à l’étranger, mais d’y faire un événement plus modeste, proche de notre identité, avec des artistes que nous suivons depuis longtemps, et qui pour la plupart ont envie de faire ce projet avec nous.  

Pensez-vous que Paris redevient une place forte de la musique électronique en termes d’événements ?

Je ne le pense pas j’en suis sûr! Paris il y a 10 ans, c’était un ou deux artistes maximum par weekend, une pointure tous les 3 mois. Aujourd’hui, nous n’avons plus rien à envier aux autres villes comme Londres et Berlin, qui sont de grosses places pour la musique électronique. Souvenez-vous le vendredi 12 décembre dernier, le même soir: Jamie Jones, Seth Troxler, Joseph Capriatti, Boris Brejcha, Kerri Chandler, Tale Of Us, Agoria, Dj Tennis !

 

 

 Qu’est-ce-qui vous différencie des autres festivals ?

Chaque Festival est différent puisque que son atmosphère se crée d’abord par le choix de programmation.  Notre ligne artistique est Deep-House et Techno donc nous mélangeons différents univers musicaux, et essayons de créer une belle osmose autour de ces courants. Enfin, nous mettons énormément de travail sur la scénographie de nos événements. Pour nous, il est primordial de plonger nos festivaliers, dans un univers qu’ils ne voient pas ailleurs à Paris. Il ne suffit pas d’avoir des artistes à la mode, avec des grappes d’enceintes entre 4 murs de béton pour faire quelque chose de spécial. Tout notre travail consiste à créer le plus fort dépaysement possible chez les gens qui nous suivent. Lorsqu’ils entrent dans notre univers, ils se sentent dans un autre monde, un monde dans lequel il n’y a pas de classe sociale, et où tout le monde vient se divertir et vivre SA soirée. Pour cela, nous avons au minimum 2 scènes sur chacun de nos événements. La plupart du temps il y en a 3. Si vous arrivez dans un nouvel univers, et que vous pouvez vous balader dans de multiples coins et recoins, vous vivez une expérience unique et inoubliable, dans le sens où chacun crée sa propre émotion.

 

Pour cette 3ème édition, vous avez placé la barre haute, avec une programmation et un lieu hors-norme. Quel est votre secret pour réunir autant de pointures ?  Comment expliquer une ascension aussi fulgurante ?

Il y en a 3: le travail et la persévérance pour le point de vue artistique, et le respect du public.  Si l’un des 3 ne fonctionne pas, c’est la chute assurée.

 

Laurent pour finir, une question un peu pourrie si vous me le permettez. Que faîtes-vous entre le 8 et le 10 mai ?

Je sens que je vais aller me baigner sur la plage de Torcy, et écouter de la bonne musique avec mes amis. Et vous ?

Mon petit doigt me dit que je vais vous imiter Laurent.

Rendez-vous à partir de demain dès 12h, sur la plage de Torcy et dimanche à partir de 14h, au Cabaret Sauvage.

 

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