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Justin Timberlake fait le show de la décennie !

Habitué des concerts d’ouverture spectaculaires, le Festival Mawazine-Rythmes du Monde a offert une véritable soirée d’anthologie pour le lancement de sa 13ème édition. Les concerts ont fait un véritable carton, les prestations des artistes ont été phénoménales et le public était à chaque fois au rendez-vous : voilà qui augure une année exceptionnelle !

A l’OLM-Souissi, devant un immense parterre de festivaliers, la star américaine Justin Timberlake a ainsi captivé la foule au cours d’un show inoubliable. Chanteur, compositeur, producteur, danseur et acteur, le jeune homme de 33 ans a donné le meilleur de lui-même. Grâce à sa voix splendide et des titres incontournables, Justin Timberlake a fait danser les festivaliers, toutes générations confondues, se disant véritablement impressionné par l’engouement du public marocain. Le chanteur a clôt le spectacle dans l’euphorie générale en entonnant Mirrors, un des plus grands hits de son dernier album, The 20/20 Experience.

D’euphorie il a aussi été question au Bouregreg, où les festivaliers avaient rendez-vous avec un duo de légende : Hugh Masekela et Manu Dibango, deux mastodontes du répertoire continental. Improvisant sans cesse, le sourire aux lèvres et avec une énergie débordante, le mythique trompettiste sud-africain et le plus célèbre saxophoniste camerounais ont repris leurs plus grands tubes ainsi que des mélodies incontournables de la soul et du jazz. A la clé : un tour du monde sonore qui a fait voyager des dizaines de milliers de personnes.

Dans son fief de l’espace Nahda, la musique orientale a elle-aussi suscité l’émotion en réunissant les festivaliers autour des compositions de Nassif Zeytoun, gagnant de la Star Academy en 2010 et plus récemment acteur majeur de l’opérette Boukra, un spectacle produit par Quincy Jones et RedOne. L’homme, qui compte plus de deux millions de fans sur sa page Facebook, a provoqué une salve d’applaudissements à chacune de ses interprétations. A sa suite, c’est le jeune Marocain Mourad Bouriki, collaborateur d’artistes tels qu’Asi Hellani et le poète Nizar Francis, qui a inspiré l’audience avec sa voix unique et son talent scénique hors du commun. Le public a enfin découvert avec bonheur le chanteur palestinien Mohamed Assaf, vainqueur de la seconde saison d’Arab Idol, qui a su captiver la foule avec des interprétations surprenantes, naviguant entre la musique orientale classique, les chansons jabali et des titres plus modernes.

La scène marocaine de Salé a de son côté fait le plein avec une programmation haute en couleurs qui a rendu hommage à la toute nouvelle génération d’artistes du Royaume. Tous les styles étaient représentes. On y a vu Draganov, un ex-participant de Génération Mawazine et l’un des rappeurs les plus en vue de l’Oriental. Ce dernier a touché un public conquis grâce à son flow innovant et ses textes aiguisés. De père marocain et de mère suisse, la jeune Samia Tawil a livré une prestation détonante aux influences croisées entre la pop, le rock, la soul et la musique orientale.

Toujours à Salé, Tarika a pris le relais et réservé à la foule un brassage musical parfaitement maîtrisé, de l’électro au rap en passant par le drum&bass, fouillant intelligemment et par petites touches dans les tiroirs de la world music. Le jeune homme a sans surprise gagné auprès du public ses galons d’artiste ! Pas surprenant quand on sait qu’il est le cousin de Dounia Batma et qu’il vient d’une incroyable lignée de musiciens membres de Lemchaheb et Nass El Ghiwane… Enfin, c’est le chanteur, parolier et compositeur casablancais, Saïd Mosker, qui a clôt cette soirée en séduisant la foule avec ses chansons sur le quotidien des Marocains, des compositions teintées de rythmes et d’un soupçon de funk.

La soirée d’ouverture a également connu un temps fort avec la présentation, au centre culturel La Renaissance, du spectacle Kan ya Makan. Imaginé par l’actrice Fatym Layachi, sous la direction artistique de Mehdi El Kindi, l’œuvre a plongé l’auditoire au cœur d’une métaphore poétique, sonore et visuelle, de l’Andalousie. La musique, composée et interprétée en live par un groupe, avec notamment la présence de Rachid Zeroual, a fait revivre l’histoire de ce territoire emblématique, de son apogée à sa chute, en mettant en exergue l’ouverture d’esprit et l’harmonie des cultures qui ont longtemps symbolisé ce morceau de l’actuelle Espagne. Un rêve andalou qui reste, aujourd’hui encore, capable de produire des merveilles et de la magie, comme en témoigne cette création !

Aucun doute possible : avec une soirée d’inauguration aussi exceptionnelle, la 13ème édition du Festival Mawazine-Rythmes du Monde s’annonce comme l’une des meilleures de l’histoire.

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