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Le label “fait maison”: une obligation pour les restaurateurs

Depuis dimanche, le décret encadrant l’appellation « fait maison » a été affiché sur la carte des restaurants et publié au journal officiel.

Le consommateur pourra dès mardi se référer à cette mention désormais obligatoire sous peine d’amende.
Jusqu’alors non encadrés, les plats dits « faits maison » se trouvaient sur les cartes proposées sans vraiment fait l’objet de contrôle. Ce n’est plus le cas depuis dimanche puisque l’appellation est désormais réservée aux plats entièrement préparés dans la cuisine du restaurant « à partir de produits bruts n’ayant subi aucune modification».
Le décret qui entre en application mardi 15 juillet à pour but « de reconnaître l’acte de cuisiner et le savoir-faire par rapport à une cuisine d’assemblage en donnant au consommateur une information simple et fiable », a expliqué la secrétaire d’État au Commerce et à la Consommation, Carole Delga.

Ce décret est très clair : « Peuvent entrer dans la composition d’un plat fait maison, les produits qui ont été réceptionnés par le professionnel épluchés à l’exception des pommes de terre, pelés, tranchés, coupés, découpés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés, mais aussi fumés, salés, réfrigérés, congelés, surgelés, ou encore “conditionnés sous vide ».
Enfin, le texte précise quelques exceptions « la choucroute crue et les abats blanchis, la levure, le sucre et la gélatine, les condiments, épices, aromates, concentrés, le chocolat, le café, les tisanes, thés et infusions, les sirops, vins, alcools et liqueurs, la pâte feuilletée crue, et, sous réserve d’en informer par écrit le consommateur, les fonds blancs, bruns et fumets ». Désormais éclairé, le consommateur aura une idée précise du plat qu’il consomme.

Sandrine Duchesne

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