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Le livre numérique bat les records !

L’animation des communautés de lecteurs et les techniques du marketing digital font que ces fidèles au ‘’livre papier’’ développement une préférence pour le livre numérique.

En format A6 et d’un poids d’environ 200g, les liseuses électroniques et les ventes sur e-book semblent dépasser les livres imprimés. Les discours autour de la révolution numérique du livre se multiplient allant de la mort du ‘’livre imprimé’’ jusqu’au confort que peuvent procurer ces nouvelles technologies notamment par les téléchargements sur PC, tablette ou encore par des liseuses conçues à cet effet. Qu’en est-il réellement de la lecture à l’heure du numérique ?
Il semble que les premiers bénéficiaires du livre numérique sont essentiellement les étudiants qui face à des prix excessifs de quelques livres ne pouvaient constituer leurs propres bibliothèques particulièrement par des ouvrages scientifiques dont les prix restent inaccessibles vu le pouvoir d’achat des marocains et les bourses insuffisantes accordées aux étudiants. Un autre point est tellement évident mais qui nous incite à nous poser des questions particulièrement sur l’usage du livre imprimé, si de nos jours les modes de
consommation changent que ça soit pour la musique qui est passée du CD 33 tours au simple MP3 téléchargeable, ou pour les films qui sont passés des cassettes vidéos aux films téléchargeables en l’espace de quelques minutes, qu’est ce qui ferait que le livre échappe à cette révolution numérique ? Il me semble qu’il est temps de rompre d’avec l’idée que la lecture est indissociable du papier, d’ailleurs paradoxalement à ce que l’on pourrait croire ces liseuses numériques procurent du confort dans la mesure où elles permettent au lecteur de voyager légèrement avec une centaine de livres et puis elles ne privent pas du plaisir du papier puisqu’elles rendent le lecteur actif et ce, en lui donnant la possibilité de prendre des notes avec une encre baptisée E-Ink et d’utiliser un dictionnaire ainsi qu’un traducteur, ce qui n’est pas facilement faisable avec le rythme accéléré du quotidien.

Désormais la dématérialisation de la consommation culturelle affecte plus les éditeurs et les libraires qui se retrouvent face à des lecteurs qui téléchargent à moitié prix voire gratuitement des livres numériques, à cela se rajoute que l’animation des communautés de lecteurs et les techniques du marketing digital font que ces fidèles au ‘’livre papier’’ développement une préférence pour le livre numérique, ce qui n’exclut en aucun cas le plaisir sensoriel du livre résultant de tout un processus éducatif et d’une politique du livre minutieusement étudiée. A présent, la question qui se pose est allons-nous succomber à la révolution numérique ou plutôt aller à la quête d’une stratégie déterminée pour promouvoir la lecture au-delà des supports qui se présentent?

Meriem Khalil

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