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Le syndicat majoritaire UFAP-UNSA des surveillants pénitentiaires signe l’accord de la Chancellerie

Il aura fallu plus d’une semaine de dures négociations pour que le syndicat majoritaire des surveillants de prison, UFAP-UNSA, accepte de signer l’accord proposé par la Chancellerie.

Les surveillants pénitentiaires réclamaient de meilleures conditions de travail et surtout un renforcement de la sécurité dans l’exercice de leurs missions, et ce notamment après l’agression de trois d’entre eux par un détenu islamiste à Vendin-le-Vieil.

Alors que l’UFAP-UNSA a accepté de signer cet accord avec le ministère de la Justice, les mesures devraient « rapidement entrer en vigueur. » Que va-t-il apporter concrètement ?

Il va permettre la mise en place de mesures pour gérer plus efficacement les détenus radicalisés, pour garantir au personnel pénitentiaire des conditions de sécurité renforcée, ainsi que la création de 1.100 emplois supplémentaires et une enveloppe budgétaire de plus de 30 millions d’euros pour l’allocation d’indemnités.

Le syndicat UFAP-UNSA a publié un communiqué. Son secrétaire général, Jean-François Forget, a expliqué pourquoi son organisation syndicale avait accepté de ratifier cet accord : « Ce texte est une base d’évolution profonde de notre système carcéral, où la sécurité et l’ordre doivent redevenir des valeurs fortes. »

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, satisfaite de cette décision, estime que la signature de cet accord va permettre de « mettre en œuvre des mesures concrètes pour améliorer la sécurité des agents. »

Les deux autres syndicats représentatifs des gardiens de prison, FO et la CGT, ont refusé de signer ce document, car ils demandaient une revalorisation de leur statut, requête qui n’a pas été prise en compte. FO veut « réinterroger sa base » pour décider ou non de poursuivre le mouvement. La CGT, quant à elle, ne veut pas ratifier l’accord et annonce qu’elle soutiendra les surveillants qui souhaiteront se mobiliser.

Alors que la mobilisation des gardiens de prison était en baisse ce vendredi matin, des blocages ont toutefois continué à affecter une soixantaine d’établissements pénitentiaires, certains surveillants ne voulant pas prendre leur service en totalité ou en partie. Les manifestations étaient toujours importantes devant les prisons de la région parisienne.

 

Joscelyne Houssé

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