Impact du COVID sur le marché immobilier

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Le début de l’année a été difficile pour l’immobilier et le nombre de transactions terminées du 1er janvier au 31 août a chuté de 6,4% par rapport à 2019. L’endiguement a évidemment provoqué une forte baisse en avril (-23,9 %) et en mai (-29,7 %), mais avant la crise du 19, le marché avait déjà ralenti, notamment en Flandre. En effet, avec l’annonce de l’abolition de la prime au logement, un certain nombre d’acteurs avaient anticipé leur transaction en 2019 et mécaniquement le marché était moins approvisionné au début de 2020.

Une belle reprise cet été

Le mois de juin a vu le retour des acheteurs avec une hausse de 8,5% des transactions, tendance confirmée en juillet ( 1,8 %) et surtout en août ( 13,3 %). Le marché est très actif, la demande est élevée, mais l’offre n’est pas toujours à la hauteur, surtout en raison du manque de nouveaux logements. Une certaine tension peut être ressentie sur le marché, les prix ont tendance à augmenter et la vitesse des ventes s’accélère beaucoup. Selon une agence immobilière, en 2019, c’était une moyenne de 54 jours. Depuis la crise, il est passé à deux semaines.

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La hausse des prix peut stagner

Les prix ont augmenté au premier semestre : 5,9% pour un appartement, 1,9% pour une maison par rapport au début de l’année. Les Belges ont emprunté en moyenne 189 381€ pour leur projet immobilier au premier semestre de l’année, soit 9,2 % de plus qu’en 2019. Cependant, la plupart des spécialistes prédisent une baisse du marché en 2020, de -5% pour les plus pessimistes (KBC) à -1% pour ING ou BNP Paribas Fortis. Plusieurs prédisent alors la stagnation pour 2021.

Le rôle des banques

Les banques devraient maintenir les taux d’intérêt hypothécaires bas, en particulier avec la crise du coronavirus, ce qui soutiendra la demande. Mais la BNB fait pression sur les banques pour qu’elles rejettent les projets immobiliers entièrement financés par un prêt hypothécaire et préconise un quota de 90%, l’emprunteur devant financer 10% sur ses propres fonds. Les petits acheteurs peuvent alors être exclus et seront ont à reporter leurs projets.

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L’ incidence de Covid-19 sur les marchandises demandées

Outre son impact direct sur les chiffres, le Covid-19 influence le comportement des acheteurs sur le marché immobilier. Certains qui ont mal expérimenté le confinement cherchent maintenant un logement plus grand, si possible avec un jardin et une pièce supplémentaire qui servirait de bureau. La mobilité tant recherchée est moins souvent mise en avant avec la possibilité du télétravail et beaucoup d’entre eux sont maintenant prêts à vivre dans des régions plus reculées et moins demandées.

Si le marché de l’immobilier résidentiel résiste bien et restera actif, le marché de l’immobilier professionnel est plus incertain. Il demande aux investisseurs une vision à long terme que le coronavirus brouille. Nombreux sont ceux qui risquent de retarder leurs projets jusqu’à ce que la situation soit pire.

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