L’impact des risques d’inondation sur le marché immobilier

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Les conséquences du réchauffement climatique se font ressentir petit à petit. Cependant, on ne met pas toujours en lumière l’élévation du niveau de la mer et des cours d’eau, car l’augmentation de ces eaux se mesure en centimètre sur plusieurs années. Pourtant, on peut se permettre de dire que certaines zones sont bien à risque si on évoque l’inondation. Quel impact ces risques ont-ils sur le marché immobilier ? Les Français, prennent-ils connaissance de ces risques lors des transactions ?

Le risque d’inondation, un risque bien réel

On ne l’évoque pas toujours, mais parmi les risques naturels en France métropolitaine, les risques d’inondation figurent en tête de liste. En effet, une commune sur deux est concernée, autrement dit, une commune sur deux se trouve dans une zone qui peut être partiellement ou totalement inondée dans les années à venir. D’après certaines statistiques, ce sont plus de trois millions de logements qui se trouvent en zone inondable.

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Précisons d’ailleurs que quand on dit « inondation » ici, on ne fait pas uniquement référence à la montée du niveau de la mer, mais aussi à la montée du niveau des cours d’eau. Les zones inondables ne sont pas uniquement situées en bord de mer. Même si vous n’êtes pas expert en dommages de ces risques naturels, vous devez savoir qu’en cas d’inondation, les conséquences et les dommages sont importants.

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Pas vraiment d’impact sur le prix de l’immobilier

Si certaines zones sont bien considérées comme à risque d’inondation, ceci n’a pas vraiment d’impact sur le marché immobilier. Oui, pour le moment, il n’y a pas de différence de prix flagrante entre les zones sécuritaires et les zones à risque en France. On s’attend quand même à ce que les prix dans les zones à risque baissent si les signes d’inondation se constatent ou si une catastrophe majeure se produit. Dans le second cas, la chute des prix est importante et immédiate. C’est ce qui s’est produit à Charleville-Mézières en 1995 après la crue centennale de la Meuse : les biens qui se trouvaient en zone inondable ont connu une décote de 21,7% par rapport à ceux qui étaient en zone non inondable. C’est juste une question de timing.

L’attrait intentionnel aux zones inondables

Lorsqu’on choisit un bien que ce soit en location ou en achat, on fait attention à l’emplacement. On veut tous résider dans un environnement agréable et pour nombreux, cet environnement « agréable » est défini par la proximité du littoral ou d’un cours d’eau. La demande à ces zones est alors plus importante, ce qui explique les prix légèrement élevés comparés à d’autres zones.

Dans certains cas, les propriétaires mettent en avant le fait que leur bien soit à proximité du cours d’eau ou du littoral, mais en zone non inondable. Là, ne vous étonnez pas que les prix soient nettement supérieurs au prix moyen.

Dans certains cas, les propriétaires mettent en avant le fait que leur bien soit à proximité du cours d’eau ou du littoral, mais en zone non inondable. Ceci s’explique en partie par le manque d’informations qu’on met à notre disposition, mais aussi par les difficultés à appréhender ces risques. D’un autre côté, il y a aussi les actions et les mesures prises et adoptées par les acteurs locaux et les riverains qui semblent réduire ces risques. On place donc le risque d’inondation en critère de choix secondaire. Pourtant, que l’on veuille ou non, il faut considérer ces risques, car le coût moyen des sinistres inondations est assez élevé. On ne vous le souhaite pas, mais si vous ne choisissez pas correctement l’emplacement de votre bien, il pourra être inondable avant même le milieu du siècle.

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