1,67 mètre. Ce chiffre, net, sans arrondi, s’invite régulièrement dans les discussions dès qu’il s’agit d’évoquer Hamza, figure phare du rap francophone. Alors que la majorité de ses confrères tutoient ou dépassent allègrement le mètre soixante-quinze, lui cultive une différence de taille, littéralement. Cette singularité, loin d’être passée sous silence, s’inscrit au cœur des débats sur son image et alimente les réseaux.
Dans l’industrie musicale, la question de la morphologie passe souvent sous le radar, alors même que l’apparence occupe une place de choix dans la construction des personnalités publiques. Hamza, pour sa part, n’a jamais cherché à masquer le décalage avec les standards. Il s’impose, en pleine lumière, là où d’autres auraient pu choisir de se fondre.
Hamza face aux stéréotypes : quelle place pour sa taille dans le rap francophone ?
Le physique, dans le rap francophone, s’accompagne d’attentes bien précises. Les silhouettes marquées, grandes, athlétiques, incarnent souvent l’autorité et la prestance sur scène. Hamza, né Hamza Al-Farissi à Laeken en 1994, choisit d’aller à contre-courant. Sa taille, oscillant entre 1,60 m et 1,67 m selon les sources, il l’a intégrée au cœur de sa personnalité artistique. Plutôt que de la dissimuler, il la revendique et s’en amuse, n’hésitant pas à retourner les piques en moteur créatif.
Sur les réseaux, rien n’échappe à la sagacité du public, pas même la stature des artistes. Hamza, souvent associé à Passe-Partout de Fort Boyard dans les commentaires, répond par le détournement et l’autodérision. Loin de subir, il désamorce la raillerie et façonne avec ses fans une relation singulière, où l’apparence n’est plus un sujet tabou mais un élément de complicité. À force d’habileté, il s’approprie le discours, impose ses propres codes et bouscule les conventions du genre.
Le rappeur belge préfère pourtant garder une part de mystère sur son histoire personnelle. Rarement il s’attarde sur ses racines marocaines ou sur les épisodes intimes de son parcours. L’essentiel, pour lui, se joue dans la musique. Dès lors, la taille, ou toute caractéristique physique, s’efface derrière la singularité du style et la force des textes. Si attachement il y a, il se construit avant tout autour de l’originalité de l’artiste et de sa capacité à fédérer un public bien au-delà des apparences.
Comparaison, perceptions et influence : la taille de Hamza à l’épreuve du regard public et de sa carrière
Dans l’univers du rap francophone, la taille de Hamza fait figure d’exception et ne passe pas inaperçue. Les discussions sur les plateformes sociales s’en emparent, alimentant parfois des comparaisons répétées avec Passe-Partout. Pourtant, loin d’être un frein, cette caractéristique nourrit la notoriété de l’artiste. Avec un sens aigu de la répartie, Hamza transforme chaque moquerie en clin d’œil, chaque pique en atout.
Sur scène, l’artiste n’a besoin d’aucun centimètre supplémentaire pour marquer les esprits. Son style, à la croisée de multiples influences, et ses collaborations variées, de Damso à Aya Nakamura, en passant par SCH ou Christine and the Queens, lui confèrent une présence inimitable. Le succès de « Sincèrement », doublement récompensé aux Flammes 2024 et écoulé à plus de 180 000 exemplaires en France, rappelle une vérité simple : l’impact se mesure autrement que par la taille.
Pour mieux cerner la trajectoire de Hamza, voici quelques éléments qui dessinent son influence sur la scène rap :
- Innovateur du rap belge : Hamza joue le rôle de précurseur, inspirant une nouvelle génération et élargissant les contours du genre.
- Parcours pluriel : De ses débuts avec Kilogramme Gang à sa carrière internationale, il navigue entre trap, R&B, cloud-rap et sonorités afro.
- Gestion de l’image : Sa réserve concernant sa vie privée contraste avec une façon directe d’assumer sa différence, sans détour ni faux-semblant.
Quand on observe le paysage du rap francophone, une réalité s’impose : la réussite ne s’écrit pas dans le moule. Hamza, fidèle à sa vision, avance à sa manière, façonne son univers, et rappelle à chaque album que l’empreinte d’un artiste dépasse de loin les mesures du ruban.


