Il y a des gestes qui traversent les générations. Des gestes si simples, si précis, qu’ils finissent par s’inscrire dans la mémoire collective. Celui de glisser un poêlon sous un appareil brûlant pour y faire fondre une tranche de fromage fait désormais partie de ces rites auxquels la France tient, comme on tient à un héritage. C’est tout le sens du dernier sondage national : la raclette n’est plus seulement un plat, elle est devenue l’un des grands rituels culinaires du pays, un patrimoine populaire dont l’objet central n’est autre que l’appareil à raclette.
Pour 95 % des Français, la raclette est plus qu’un plat, c’est un rituel
Le sondage le montre avec une rare clarté. La raclette est aujourd’hui le deuxième plat préféré des Français, juste derrière le bœuf bourguignon, et devient même le premier ex aequo chez les moins de 30 ans. En 2025, 88 % des Français ont partagé au moins une raclette, confirmant l’ancrage massif d’un rituel qui dépasse les différences d’âge, de région ou de mode de vie. Mais le chiffre le plus révélateur n’est pas celui du taux de consommation : c’est que 95 % des Français considèrent la raclette comme un rituel à part entière, un moment codifié, attendu, où chacun revit des gestes transmis, parfois depuis l’enfance.
Et au centre de ce rituel, il y a un objet devenu indispensable : l’appareil à raclette. Il n’est pas exagéré de dire que sa démocratisation a façonné la pratique moderne du plat. Le sondage révèle d’ailleurs que la quasi-totalité des Français associent la raclette à l’usage de cet appareil, et que Tefal est perçu comme la marque de référence. Pour beaucoup, l’appareil a été un premier achat d’étudiant, un cadeau de pendaison de crémaillère, un compagnon de soirées d’hiver où se réunit une famille improvisée. Il s’est glissé dans les cuisines comme un objet du quotidien, mais dans l’inconscient collectif, il occupe une place plus profonde : il est le support matériel du lien social.
L’appareil à raclette célébré au SEB Paris Raclette Day
Cette dimension patrimoniale s’est pleinement exprimée lors du SEB Paris Raclette Day, une journée hors du temps organisée sur les Champs-Élysées. Là, sur l’une des avenues les plus symboliques du pays, le rituel a été mis en scène comme on expose une tradition vivante. Pendant treize heures, le public aura assisté à une célébration du fromage fondu où l’appareil à raclette n’était plus seulement un ustensile : il devenait acteur, catalyseur, objet patrimonial moderne.
Sur les tables, on retrouve trois appareils emblématiques : la Gourmet Pierrade, qui réunit pierre de cuisson et poêlons dans une esthétique proche des origines du plat ; l’Eco Raclette, pensée pour s’inscrire dans un geste plus responsable ; et Food & Co, qui réinvente le partage autour d’un appareil modulable et généreux. Leur présence massive, – soixante appareils déployés pour servir plus de mille convives, crée un tableau inédit : celui d’une tradition revisitée par l’innovation française.
Car si le rituel perdure, c’est précisément parce qu’il s’est adapté. L’appareil à raclette est devenu le passeur entre pratiques anciennes et modes de vie contemporains. Il recrée, en ville, loin des chalets et des refuges d’altitude, une atmosphère chaleureuse où l’on prend le temps, où chacun participe, où le repas redevient une scène commune. Le SEB Paris Raclette Day en a donné la démonstration la plus spectaculaire, les chefs présents faisant fondre le fromage comme on raconte une histoire.
Un plat de tradition et modernité devenu emblème du Made in France
Car c’est bien là que réside l’un des aspects les plus frappants du phénomène : la raclette est un plat de tradition dont la modernité dépend de l’industrie. Sans les appareils, la pratique resterait confidentielle. Avec eux, elle est devenue universelle. L’industrie n’a pas remplacé la tradition ; elle lui a permis de se transmettre. Et elle l’a fait en respectant l’essence du plat : partage, lenteur, simplicité, chaleur.
Le succès du SEB Paris Raclette Day raconte donc autre chose que l’amour du fromage. Il raconte la vitalité du patrimoine culinaire français et la manière dont un objet du quotidien peut devenir l’outil d’une transmission culturelle. Il raconte aussi la trajectoire d’un plat montagnard devenu symbole national grâce à un appareil qui, discret sur la table, structure pourtant tout le rituel.
Il y a dans chaque raclette un morceau d’histoire française. Mais dans chaque appareil à raclette, il y a un morceau de cette histoire qui continue de s’écrire. Un patrimoine vivant, partagé, rendu possible par un simple geste : celui de faire fondre le fromage ensemble.

