Prévalence dépression enfants en 2025 : chiffres et données clés

9,8 % : voilà la proportion d’enfants français de 7 à 17 ans qui, en 2025, vivent avec des symptômes dépressifs modérés à sévères. Cette avancée de près de 2 points en cinq ans n’est pas une simple courbe abstraite : elle raconte la montée d’une souffrance silencieuse, de plus en plus visible.

Chez les filles de 13 à 17 ans, la tendance s’affirme encore plus nettement : 15 % d’entre elles sont concernées. Les professionnels de santé pointent du doigt la multiplication des facteurs de risque : temps d’écran qui explose, isolement social persistant, accès inégal aux soins psychologiques selon les régions. Ce constat, derrière ses chiffres, dessine une réalité urgente à regarder en face.

Où en est la santé mentale des enfants en France en 2025 ?

Jamais la santé mentale des jeunes n’a autant bousculé l’agenda public. Les rapports de Santé publique France et de l’Organisation mondiale de la santé tirent la sonnette d’alarme, année après année. Le bien-être psychique des enfants, adolescents et jeunes adultes ne cesse de se dégrader. Malgré les promesses politiques, la vague dépressive gagne du terrain, sans distinction d’origine sociale.

Le tableau s’assombrit : près de 13 % des 6-11 ans présentent aujourd’hui des signes de dépression. Chez les 15-29 ans, un sur quatre est concerné. Les fractures sont nettes. Les jeunes femmes paient le prix fort : 26,5 % d’entre elles touchées, contre 15,2 % des jeunes hommes. Et dans certains territoires, la situation devient quasi insoutenable : 52 % des jeunes en Guyane, 44 % en Martinique, 43 % à Mayotte, vivent avec la dépression au quotidien.

Un autre indicateur fait froid dans le dos : la consommation d’antidépresseurs bondit de 62,58 % chez les enfants et adolescents entre 2014 et 2021. Derrière ces chiffres, des symptômes trop souvent ignorés ou minimisés : fatigue, sommeil perturbé, tristesse qui s’installe, perte d’intérêt, idées noires. Et le silence s’impose : seuls 17 % des jeunes osent consulter, 64 % n’en parlent à personne. Le tabou aggrave l’isolement. Pendant ce temps, le suicide reste la troisième cause de décès chez les 15-29 ans, rappelle l’OMS.

Chiffres clés et évolution de la prévalence de la dépression chez les jeunes

La dépression exerce une pression constante sur la jeunesse française. En 2025, 13 % des enfants de 6 à 11 ans en sont affectés. Chez les 15-17 ans, la barre monte à 19 %, puis grimpe à 27 % chez les 18-21 ans. Entre 22 et 25 ans, le taux atteint 28 %, avant un léger repli à 23 % pour les 26-29 ans.

Les écarts entre filles et garçons restent frappants. Près de 29 % des filles de moins de 22 ans souffrent de troubles dépressifs, contre 15,2 % des garçons du même âge. Les jeunes femmes sont ainsi les plus exposées, ce qui montre à quel point la fracture de genre persiste et s’aggrave, notamment à cause des difficultés d’accès aux soins et du poids de la stigmatisation.

Les territoires, eux non plus, ne sont pas à égalité : en outre-mer, la prévalence s’envole à 52 % en Guyane, 44 % en Martinique, 43 % à Mayotte. En métropole, la Bourgogne-Franche-Comté affiche 19 %, tandis que la Provence-Alpes-Côte d’Azur culmine à 28 %. Les villes concentrent la détresse : un jeune sur quatre souffre de dépression en zone urbaine, contre un sur cinq à la campagne.

Quant à la consommation d’antidépresseurs, elle explose : +62,58 % chez les enfants et adolescents entre 2014 et 2021, +80 % chez les 18-24 ans entre 2017 et 2021. Cette hausse traduit une détresse profonde qui traverse familles, écoles et institutions. Longtemps ignorée, la santé mentale des jeunes s’impose aujourd’hui comme une priorité, questionnant la capacité de la société à répondre à ce défi.

Facteurs de risque : comprendre les causes et les disparités régionales

La dépression chez les enfants et les adolescents en 2025 se nourrit de facteurs multiples, imbriqués les uns dans les autres. Les réseaux sociaux ont pris une place centrale dans la vie des jeunes. Leur utilisation massive expose au cyberharcèlement, amplifie la comparaison sociale, renforce la pression sur l’image de soi. À cela s’ajoutent discriminations liées à l’orientation sexuelle, au handicap, à la religion ou à l’apparence physique. Les jeunes LGBTQIA+, les enfants de minorités ou en situation de handicap cumulent ces vulnérabilités, supportant un fardeau invisible mais bien réel.

Les nouvelles habitudes de vie pèsent aussi : la sédentarité s’installe, encouragée par une omniprésence des écrans et une activité physique en recul. L’isolement, la fragilité des liens familiaux, les obstacles à la réussite scolaire, l’angoisse écologique et les violences du quotidien viennent encore alourdir le climat ambiant. Le passage de la pandémie de Covid-19 a laissé des traces, exacerbant fragilités et difficultés.

Les différences régionales dessinent une France à plusieurs vitesses. En outre-mer, l’accès aux soins reste limité : la prévalence de la dépression s’envole à 52 % en Guyane, 44 % en Martinique, 43 % à Mayotte. En métropole, la dépression frappe plus dans les grandes villes (27 %) qu’en zone rurale (20 %). L’inégalité d’accès aux dispositifs de santé mentale, la densité médicale et la précarité sociale creusent encore l’écart.

Voici les principaux facteurs à l’origine de ces situations :

  • Discriminations (racisme, orientation sexuelle, handicap, religion)
  • Réseaux sociaux et cyberharcèlement
  • Sédentarité et isolement
  • Inégalités territoriales d’accès aux soins

Derrière la froideur des statistiques, il y a des enfants et des familles qui vivent la stigmatisation et le manque de solutions adaptées. Les chiffres servent de balises, mais ils ne disent jamais tout du vécu quotidien.

Groupe d enfants assis autour d une table dans une bibliothèque scolaire

Ressources, initiatives et pistes d’espoir pour accompagner enfants et familles

En 2025, la mobilisation autour de la santé mentale des enfants prend de l’ampleur, portée par une diversité d’acteurs et de dispositifs. Les symptômes ne laissent plus indifférent : fatigue, sommeil perturbé, tristesse persistante, idées suicidaires, autant de signaux qui alertent familles et professionnels. Les réponses se multiplient sur le terrain : les Maisons des Habitants, les centres médico-psychologiques (CMP), la Maison Thérapeutique du Collégien et du Lycéen ou encore l’Institut de l’Enfant, de l’Adolescent et du Jeune Adulte de Lyon dessinent un maillage, parfois inégal mais vital, pour soutenir enfants et familles.

Pour accompagner ceux qui n’osent pas parler, des dispositifs de soutien comme le numéro 3114, Fil santé jeune, SOS amitié, ou UNAFAM sont accessibles aux enfants, aux parents et aux enseignants. Face à la difficulté du repérage, de nouveaux outils émergent : l’échelle PHQ-9 s’impose dans l’évaluation de la dépression chez l’adolescent, même si seuls 17 % des jeunes franchissent le pas de la consultation. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) se développent, tout comme la prescription d’antidépresseurs, mais la prévention reste le levier le plus prometteur.

Des programmes comme Mentalo, IMPROVA, Enabee ou EnCLASS font bouger les lignes : médiation animale, théâtre, éducation émotionnelle à l’école, repérage précoce. Les études de Santé publique France, de l’Institut Montaigne ou de la Mutualité Française documentent les progrès et mettent en lumière les freins. L’école, pivot central, doit renforcer sa capacité à détecter et accompagner les jeunes en souffrance. Les familles, souvent en première ligne, cherchent encore des solutions simples, adaptées et accessibles face à un système qui les dépasse parfois.

Parmi les ressources à connaître, voici celles qui s’avèrent les plus précieuses :

  • Numéros d’urgence : 3114, Fil santé jeune
  • Structures spécialisées : CMP, Maisons des Habitants, Maison Thérapeutique
  • Programmes de prévention : Mentalo, IMPROVA, Enabee, EnCLASS

Alors que la dépression avance, chaque initiative, chaque main tendue, chaque écoute attentive compte. Rien n’est figé : la façon dont la société affrontera ce défi aujourd’hui dessinera le visage de la jeunesse de demain.

Quelques actus

Comment augmenter le nombre de visiteur sur mon site internet ?

Un site web vous aidera beaucoup à augmenter le nombre de vos clients. Et pour augmenter vos ventes

Comment choisir ses pneus ?

Il ne se répète jamais assez : le pneu est un élément essentiel de votre sécurité car il est