Réussir la création d’entreprise après le covid 19 grâce à nos conseils

Comment démarrer votre entreprise après la crise de Covid-19 ? C’est la question que se posent tous les chefs de projet en France. Pas sans s’inquiéter, l’économie a été sévèrement touchée par l’endiguement… si vous en faites partie, soyez assuré. Bien sûr, nous ne pouvons nier ses dommages, mais cette crise sanitaire a également ouvert de grandes opportunités aux futurs entrepreneurs. De plus, il y a beaucoup à parier que de nombreuses entreprises innovantes vont naître et seront très réussies… Nous vous expliquons pourquoi et comment réaliser votre propre projet dans « le prochain monde » !

Créations d’entreprises : le rebond qui s’annonce après la chute du confinement

L’Insee ne laisse aucune place au doute : mars et avril 2020 ont vu la création d’entreprises plonger. Le rapport publié le 15 mai montre une baisse spectaculaire du nombre d’immatriculations : en avril, la chute atteint 33,5 % (après déjà,25,4 % en mars, données corrigées des variations saisonnières). Le blocage administratif, la suspension des rendez-vous bancaires, les prototypes restés dans les cartons : tout a concouru à cette paralysie soudaine.

A découvrir également : Comment réussir son déménagement à Lyon ?

Source : Insee, REE (de Sirene)
Beaucoup de projets ont été freinés, parfois stoppés net. Mais dans la majorité des cas, ils ont simplement été mis en attente, prêts à ressurgir, parfois repensés pour répondre à un marché qui a changé de visage.

A voir aussi : Pourquoi faire appel à une entreprise de maçonnerie ?

Autre phénomène marquant : de nouveaux projets sont nés pendant le confinement. Cette période, loin d’être stérile, a poussé nombre de salariés et de personnes en reconversion à réfléchir à la création d’entreprise, à repenser leur parcours professionnel, à oser franchir le pas.

Tout laisse donc à penser que les immatriculations vont repartir à la hausse dans les prochains mois. Peut-être même au-delà du niveau d’avant-crise !

Dans ce contexte mouvant, préparer son projet avec rigueur devient un atout déterminant. Voici les quatre axes à explorer pour bâtir votre avenir entrepreneurial.

Premier réflexe : faire un bilan de compétences avant de se lancer

Prendre le temps d’un bilan de compétences peut réellement changer la donne, surtout :

  • si vous n’avez jamais lancé ou repris une entreprise ;
  • si l’idée d’entreprendre a émergé pendant le confinement.

En passant par une structure agréée, ce bilan vous permet :

  • de valider votre motivation profonde. Est-ce une envie durable ou juste une lassitude passagère du salariat ? Se lancer demande lucidité et engagement. Un conseiller saura vous accompagner pour clarifier vos intentions, et peut vous proposer des alternatives adaptées à votre profil, comme une reconversion vers le numérique par exemple ;
  • de mieux cadrer votre projet et d’en ordonner les différentes étapes ;
  • d’identifier vos compétences déjà acquises et celles à renforcer avant d’ouvrir votre structure (gestion, droit social, comptabilité, etc.).

Ce bilan peut être financé via votre CPF (Compte Personnel de Formation). Pour aller plus loin, consultez notre guide complet sur le sujet !

À noter pour les personnes en recherche d’emploi : un conseiller Pôle Emploi peut vous proposer gratuitement une Evaluation des Compétences et des Connaissances Professionnelles (ECCP). Parlez-en lors de votre prochain rendez-vous.

Choisir un secteur porteur après la crise sanitaire

Autre étape stratégique : scruter les nouvelles dynamiques économiques et choisir un secteur qui a le vent en poupe. La pandémie a bouleversé les habitudes de consommation et l’appétit des Français pour certains services ou produits.

On ne peut pas prédire l’avenir dans le détail, mais plusieurs domaines se démarquent dès maintenant.

Zoom sur la cybersanté

La santé connectée était déjà en pleine progression. La crise a accéléré ce mouvement. L’exemple le plus frappant : la télémédecine. Le confinement a propulsé le recours aux téléconsultations à des niveaux records.

L’Assurance Maladie l’atteste : plus d’un million de téléconsultations facturées entre le 6 et le 12 avril 2020, soit près de 28 % du total des consultations cette semaine-là. À titre de comparaison, début mars, ce taux plafonnait à 0,1 %.

Pourquoi ce boom devrait-il durer ? Pour plusieurs raisons :

  • de nombreux patients ont adopté ce mode de consultation alors qu’ils y étaient réticents, par peur de la déshumanisation ou de problèmes de confidentialité. Les médecins eux-mêmes y ont trouvé des avantages durant le confinement ;
  • l’État soutient activement le développement de la e-santé via le plan « Ma Santé 2022 », notamment pour lutter contre les déserts médicaux.

Après l’épidémie, la santé restera au cœur des préoccupations. C’est le moment idéal pour lancer une start-up en télémédecine, applications santé ou dispositifs médicaux connectés.

Numérique et e-commerce : la grande accélération

Les projections sont unanimes, notamment celles de l’Ifop : la crise de la Covid-19 a fait basculer nos modes de vie dans l’ère du tout-numérique. Le confinement a accéléré la digitalisation à marche forcée.

Le télétravail en est l’exemple phare : il devrait s’installer durablement, ouvrant la voie à une multitude de services inédits. Création d’outils collaboratifs, mobilier adapté, solutions pour le bien-être à domicile… Les pistes sont nombreuses.

Au-delà du télétravail, d’autres segments explosent :

  • plateformes de streaming comme Netflix ou Amazon ;
  • jeux vidéo et compétitions e-sport ;
  • réunions et visioconférences, tant professionnelles que privées.

L’e-commerce poursuit sa montée en puissance, surtout sur les biens de consommation courante. Le drive a fait de nouveaux adeptes : 7 % des Français l’ont testé pour la première fois, et 30 % d’entre eux envisagent d’y revenir après le confinement (source : étude Kantar « COVID-19 : S’adapter aux nouvelles priorités des ménages »).

Autres secteurs à suivre de près

Les opportunités ne manquent pas : voici quelques domaines qui suscitent un intérêt croissant.

  • Green Tech : la conscience écologique a progressé, boostant le secteur des énergies renouvelables et de l’innovation verte ;
  • Silver Tech : la crise a mis en lumière l’intérêt des solutions numériques pour les seniors (téléassistance, détecteurs connectés, etc.) ;
  • livraison de repas à domicile : la généralisation du télétravail laisse présager une forte croissance de ce marché.

En quête d’idées ? Suivez l’actualité des études marketing de Kantar ou Ifop, qui continueront à publier des analyses sur les secteurs à fort potentiel dans les mois à venir.

Bâtir un modèle d’entreprise responsable et durable : le nouveau standard

Développer une idée innovante, c’est bien. Mais répondre aux nouvelles exigences de la société, c’est ce qui fera la différence.

Les attentes évoluent rapidement, tant du côté des consommateurs que des salariés. Après la crise, on constate un attachement plus fort :

  • aux valeurs de solidarité et de partage ;
  • à la préservation de l’environnement
  • ;

  • à la production locale et nationale, avec une volonté affichée de relocaliser certains secteurs, même si cela coûte plus cher. Le sondage Odexa pour Comfluence, Les Echos et Radio Classique le confirme.

Extrait du sondage Odexa « Conséquences de l’épidémie de Covid-19 et attentes françaises pour les conséquences »
Du côté des collaborateurs, la donne a changé aussi : selon Ifop, 73 % des salariés de 35 à 49 ans considèrent désormais que les entreprises doivent s’impliquer sur l’environnement, l’harmonie sociale et la progression du personnel.

Pour s’aligner avec ces attentes, misez sur un modèle d’entreprise durable et responsable. Cela implique :

  • valoriser le « Made in France », voire l’ancrage régional, pour soutenir l’économie locale ;
  • offrir des conditions de travail équitables et sûres à vos équipes ;
  • réduire au maximum l’impact environnemental de votre activité. Obtenir un label écologique peut s’avérer un véritable atout auprès des consommateurs en quête de produits et services responsables.

Dernier point : se former, un levier décisif pour la réussite

Enfin, se former s’impose pour mettre toutes les chances de son côté. Selon vos besoins, plusieurs formats existent : une évaluation de compétences préalable vous aidera à cibler la formule adaptée.

Des modules courts suffisent parfois pour acquérir des compétences pointues. Mais il peut être pertinent d’envisager un cursus complet dédié à la création d’entreprise, comme un MBA Executive in Entrepreneurship.

Ce type de formation offre un large spectre : gestion transversale, droit, élaboration de business plans… mais aussi une crédibilité renforcée auprès des financeurs. Pour une première création, cela peut faire la différence.

Cette démarche est d’autant plus accessible que vous pouvez :

  • mobiliser divers dispositifs de financement pour couvrir les frais de formation, selon votre statut. Pour vous repérer, lisez notre guide dédié aux solutions de financement ;
  • privilégier les formations à distance si votre emploi du temps est chargé ou si vous souhaitez limiter les déplacements. Vous progressez à votre rythme, depuis n’importe quel appareil connecté.

Besoin d’un éclairage supplémentaire ? Nos conseillers sont là pour vous accompagner dans vos choix et lever les dernières hésitations.

À chaque crise, de nouveaux horizons surgissent pour celles et ceux qui osent bousculer leurs certitudes. Aujourd’hui, entreprendre n’a jamais eu autant de sens. Qu’allez-vous bâtir, demain ?

Quelques actus

Luminaire professionnel et éclairage public : à qui faire confiance ?

En raison des nombreux problèmes de pollution qui existent aujourd’hui, installer un luminaire est une tâche très importante.

La cigarette électronique : un atout pour votre santé

Nombreuses sont les personnes ayant succombé à la tentation de la cigarette durant leur jeunesse. Aujourd'hui, nous savons