Depuis 2014, les prix de l’immobilier français n’ont cessé d’augmenter. Avant d’entrer dans la période de confinement, il y a eu une hausse globale des prix de l’immobilier de 5,2%. La crise de Covid-19 devrait freiner cette augmentation en mettant un terme au marché immobilier. Mais concrètement, quel effet Covid-19 aura-t-il sur les prix de l’immobilier ? Bien qu’il soit trop tôt pour être certain, les experts sont plutôt optimistes. Temps de lecture : 3 minutes
Un marché brutalement ralenti à court terme
Le confinement a mis le marché immobilier sous cloche, et cela se ressent sur plusieurs plans à très court terme.
Dans l’immédiat, les acheteurs comme les vendeurs se tiennent à distance du marché, parfois pour des semaines, peut-être même des mois. Résultat : le nombre de transactions s’effondre. Certes, quelques vendeurs pressés de récupérer des liquidités tenteront de vendre malgré tout. Mais dans la réalité, tout se traite à distance et sur des volumes minuscules. Un achat immobilier engage sur des années : rares sont ceux qui franchissent le pas après une simple visite virtuelle.
Autre réalité : les agences immobilières ont dû baisser rideau. Plus de visites, délais d’instruction qui s’allongent… On peut craindre un sérieux embouteillage dès la reprise du marché. La pénurie de biens dans les zones les plus convoitées risque de s’accentuer encore.
Enfin, avec ce coup de frein généralisé, les prix de l’immobilier vont probablement reculer. Le président du Conseil Supérieur du Notariat, cité dans Le Parisien, évoque une situation « comparable à celle de 2012-2013, avec une correction de 10 à 15 % ». Même Paris et l’Île-de-France ne seraient pas épargnés par cette vague de baisse.
Cela dit, cette correction devrait rester passagère. Quand la situation se stabilisera, les prix pourraient bien retrouver leur équilibre et s’ancrer à nouveau.
Immobilier : valeur refuge ou mirage ?
Eric Allouche, directeur exécutif chez ERA Real Estate, ne mâche pas ses mots : si le confinement dépassait trois mois, « il faudrait s’attendre à des faillites et un chômage massif. À ce stade, le marché immobilier serait au point mort ». Mais selon les annonces officielles, cette période devrait s’étendre jusqu’à fin avril. Pour Allouche, la reprise devrait être rapide. Selon lui, « l’immobilier est structurellement solide et restera une valeur de refuge ». Les facteurs qui avaient porté la hausse des prix ces dernières années pourraient reprendre le dessus et enrayer la baisse temporaire.
« L’immobilier est structurellement solide et restera une valeur de refuge »
Il y a un autre point de comparaison : le marché ne traverse pas un séisme comme en 2008. À l’époque, la crise était d’origine financière. Aujourd’hui, c’est la santé qui est en jeu. Les réponses publiques n’ont d’ailleurs pas tardé : l’État a mis en place des mesures fortes pour soutenir l’économie. L’une des priorités : limiter les dégâts et garder les taux d’intérêt stables, des arguments mis en avant par Eric Allouche. De quoi donner de l’air au marché immobilier dans la tempête.
Le crédit, rempart face à la baisse des prix
Encore une fois, tout se joue autour des taux d’intérêt, véritables baromètres de la santé du marché. Les mesures de la Banque centrale européenne rassurent : pour maintenir la liquidité, il faudra garder des taux bas. Cette tendance devrait s’installer durablement et renforcer la confiance des investisseurs.
Pour donner un éclairage supplémentaire, l’Institut de l’Épargne Immobilière et Foncière (IEIF) estime que « le risque de voir systématiquement les actifs pénalisés entre une hausse des taux d’intérêt et une baisse des loyers liée à la récession semble faible ». On se dirige donc vers un scénario encourageant.
Plusieurs experts estiment que les conditions de crédit à la sortie du confinement devraient rester attractives. Peut-être même meilleures, si les taux venaient à fléchir davantage. Certaines banques, qui auront peu vendu ces derniers mois, pourraient chercher à rattraper le temps perdu en proposant des offres d’emprunt plus avantageuses. Les acheteurs pourraient donc financer leur projet dans des conditions toujours compétitives une fois la crise passée.
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À ce stade, on s’attend donc à un marché immobilier secoué, mais capable de rebondir rapidement. Certains analystes anticipent pourtant des séquelles durables pour le secteur après la crise du Covid-19. Pour ceux qui envisagent d’acheter, le contexte actuel n’empêche pas de préparer son projet. Miser sur une baisse prolongée des prix pourrait jouer des tours. Et pour ceux qui souhaitent vendre, la patience sera de mise, ou alors il faudra s’ouvrir aux solutions virtuelles proposées par de nouveaux acteurs comme Liberkeys.
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