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La paresse, une question de génétique ?

Votre réveil est de plus en plus difficile à supporter, vous êtes passés maître dans l’art de déléguer ? Ne culpabilisez plus ! Tout serait une question de gênes.       

Une récente étude menée par des chercheurs d’une université du Missouri a en effet mis en évidence une corrélation entre le manque de motivation et un nombre réduit de neurones dans une partie du cerveau.

L’étude  publiée dans le « American Journal of Physiology » a été effectuée sur une cinquantaine de rats mis en situation d’exercice intense durant cinq jours.

Deux groupes ont été créés, séparant les moins performants des autres, puis des accouplements ont été mis en place dans chacun des deux groupes. L’expérience s’est ainsi déroulée sur dix générations de ces mêmes rats.

Les résultats de l’étude ont démontrés que la famille de rats paresseux était dix fois moins performante que celle des plus sportifs. Les chercheurs ont donc entrepris des tests sur le cerveau des rats mettant en évidence un écart dans le nombre de gênes en partie responsables de la motivation.

Franck Booth, auteur de l’étude, explique cette tendance en ces termes : « nous avons constaté une grande différence entre la quantité de molécules présentes dans les cerveaux des rats actifs par rapport aux cerveaux des rats paresseux. Ce qui montre donc que les rats actifs connaissent un développement plus rapide des voies neuronales par rapport aux rats paresseux ».

Ainsi, si l’on croit ce rapport très sérieux, la paresse serait une question de gênes. Bien que cette attitude soit considérée comme un défaut indépendant de notre volonté, on peut y trouver des avantages.

La psychologue Jocelyne Bounader nous rassure : « la paresse « plaisir » favorise aussi la créativité. Le fait de s’évader en pensée dans l’imaginaire et la rêverie permettent d’éveiller et d’explorer des avenues insoupçonnées et de développer nos sens ».

Inutile donc de culpabiliser ! Si la sieste est indispensable à votre équilibre, c’est votre code génétique qui en a décidé ainsi !

                                                                                Sandrine Duchesne.

 

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