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Les rencontres Internationales de la Photographie sont en deuil

Lucien clergue

Décédé samedi 15 novembre, à l’âge de 80 ans, sa fille qui a annoncé la nouvelle, dans une déclaration à l’AFP, en rappelant qu’il « s’est battu pour que la photo soit reconnue en tant qu’art en France ».

Célèbre pour ses nus dans les vagues et ses paysages de sable, et se portraits d’artistes célèbres, Lucien Clergue a été le premier photographe à être élu membre de l’académie des Beaux-arts, en octobre 2007. En 1970, il fonde lesRencontres de Photographies d’Arles, devenues la plus grande manifestation dédiée à la photo en Europe, attirant chaque été près de 100 000 spectateurs.

« Lucien Clergue voulait créer un festival à Arles, un festival alors généraliste qui allait du théâtre au ballet et à la musique, notamment la guitare, puisqu’il était le manager de Manitas de Plata», se souvient Agnès de Gouvion Saint-Cyr, autre figure arlésienne qui fonda avec Lucien Clergue, l’écrivain Michel Tournier et Jean-Maurice Rouquette, conservateur des Musées d’Arles, les Rencontres Internationales de la Photographie proprement dites en 1969 .


Master class avec Lucien Clergue

Brassaï, William Eugene Smith, connu des pros sous le diminutif de «Gene Smith», André Kertesz, Robert Mapplethorpe, Eikoh Hosoe, Henri Cartier-Bresson, Gene Smith, Robert Doisneau, Ansel Adams ont été présents lors de ces rencontres de photos.

Il est également à l’origine de la création de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles en 1982.

Arlésien, Lucien Clergue était passionné par la Camargue, de la tauromachie. Il est l’auteur d’environ 800 000 photographies et de 75 ouvrages.

«Je photographie la Camargue depuis 50 ans et pourtant, mes plus beaux jours, c’est quand je vais le dimanche sur la plage de Faraman et que je photographie ce qui s’y passe», déclarait en 2006, Lucien Clergue, auteur de quelque 800.000 photographies et de 75 ouvrages.
Fils d’épicier d’Arles, lorsqu’il commence à travailler à l’usine, « La photo, je la pratiquais entre midi et 2 heures, par passion », expliquait-il en racontant qu’il fit ses premiers clichés « avec un appareil en bakélite qui était un jouet », expliquait-il.

A la sortie d’une corrida, en 1953, Lucien Clergue rencontra Pablo Picasso, il n’avait pas vingt ans. Il lui montre se premières photographies. Très vite, les deux hommes ne se quittent plus. « Je lui dois tout », dira un jour Lucien Clergue. Picasso lui fait rencontrer notamment Cocteau et Saint-John Perse.

« Il retrouve Manitas de Plata, Cocteau et Picasso au ciel », a déclaré samedi sa fille Anne Clergue, en soulignant la longue amitié entre son père et ces artistes, notamment le guitariste légendaire décédé le 6 novembre.

L’été dernier, pour sa «Dernière Parade», l’ex-directeur des Rencontres d’Arles, François Hébel, lui avait rendu hommage dans la Grande halle du Parc des Ateliers.

L’homme était « un grand portraitiste, un artiste qui savait admirablement photographier les artistes, qu’ils soient peintres, écrivains ou musiciens, saisissant à travers son objectif ce qu’ils avaient de plus secret et de plus singulier », avait déclaré la ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin.

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