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Agression de deux surveillants de la prison de Borgo en Corse

Prison staff walk in a hallway of the Borgo prison center, on the French island of Corsica, on December 19, 2013. AFP PHOTO / PASCAL POCHARD-CASABIANCA

Le milieu carcéral est à nouveau sur le devant de la scène ce matin. En effet, deux surveillants de la prison de Borgo, en Corse, viennent d’être agressés et très sérieusement blessés par trois détenus ce vendredi 19 janvier, dont l’un est suivi pour radicalisation religieuse.

C’est le syndicat Ufap-Unsa Justice qui a relayé l’information. L’un des gardiens a été gravement touché à la gorge et le second a été frappé au visage. L’un des détenus qui a agressé les deux surveillants est un prisonnier de droit commun avec une mesure d’isolement justifiée par un tempérament paranoïaque. Ce prisonnier fait également l’objet d’une fiche signalétique sur son comportement à risque. Il s’est retranché dans sa cellule avec ses deux complices, avant qu’ils ne soient tous trois interpellés par les forces de l’ordre et l’intervention des CRS.

C’est au moment où les surveillants ouvraient au fur et à mesure les portes des cellules comme chaque matin que les détenus se sont précipités sur eux pour les agresser et les blesser. Les deux surveillants ont été transférés à l’hôpital de Bastia : d’après une dépêche de l’AFP, leur pronostic vital n’est pas engagé.

Cette agression vient malheureusement s’ajouter au climat de forte tension qui règne actuellement dans le milieu carcéral français. Les gardiens tentent de faire entendre leurs doléances quant à leurs conditions de travail et au danger qui les menacent chaque jour dans l’exercice de leur fonction. Les surveillants ont donc entamé un mouvement de blocage des établissements pénitentiaires depuis le début de la semaine.

Ce vendredi matin notamment, les forces de l’ordre et les surveillants de prison s’affrontaient devant la prison de Fleury-Mérogis, les gardiens manifestants voulant empêcher leurs collègues non grévistes de prendre leur service.

Ces agressions qui se multiplient contre les surveillants de prison sont la preuve de leurs conditions de travail difficiles, travail qui s’effectue dans un climat d’insécurité empêchant les gardiens d’exercer leur mission sereinement.

La  preuve : les syndicats de surveillants ont appelé ce vendredi à la poursuite du blocage des établissements pénitentiaires, en attendant les décisions du gouvernement sur leurs revendications principalement pour leur permettre de travailler dans de meilleures conditions de sécurité.

 

Joscelyne Houssé

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