25 août 2020, L’Europea annoncé début juillet qu’elle était « ouverte », mais pour qui et dans quelles conditions ? Pour télécharger notre e-book spécial Europe, cliquez ICI.
L’EUROPE N’EST PAS UN PAYS ! TOUS LES PAYS
L’Union européenne a décidé d’assouplir progressivement ses restrictions début juillet, mais cette ouverture ne cache pas son lot de complexité. Le Canada faisait partie de la première poignée de pays à être admis, une position enviable, mais loin de garantir un accès fluide ni universel sur tout le continent. Rien de collectif : chaque État applique encore ses propres règles, découplant la théorie européenne de la réalité sur le terrain. Même avec une colorature « verte » pour le Canada au 15 août, il faut décoder les mesures pays par pays : exigences de quarantaine, tests à fournir, contrôles à anticiper.
Dans cette pagaille réglementaire, voyager demande de la recherche. Pour chaque pays, il faut vérifier, et parfois croiser les doigts, pour comprendre les modalités d’entrée ou déjouer des imprévus comme l’obligation d’un test COVID-19 négatif à l’atterrissage.
Les ressortissants européens circulent plus facilement chez leurs voisins, mais les Canadiens, eux, avancent sur un damier mouvant. L’Irlande et l’Italie, par exemple, imposent toujours la quarantaine d’entrée. Nous avions réuni des représentants touristiques italiens, suisses et irlandais lors d’un Facebook Live à retrouver ICI pour plus de détails sur leurs consignes actuelles. L’Angleterre, elle, change les règles du jeu parfois sans préavis, complexifiant d’autant la préparation du voyage.
Prévoir plusieurs pays ? Le casse-tête ne fait que commencer…
Composer un itinéraire pan-européen relève presque de l’art d’anticiper les scenarii multiples. De nombreux États imposent la quarantaine selon votre provenance, analysent vos précédentes étapes, ou imposent des formalités d’entrée différentes selon votre dernière destination. L’Angleterre et la Grèce surveillent les itinéraires antérieurs de leurs visiteurs. Voyager à nouveau d’un pays à un autre, c’est devoir fournir de nouveaux formulaires à chaque nouvelle étape. Les voyageurs avertis se réfèrent à des portails officiels pour dénicher listes de documents et contacts utiles, même si ces ressources restent parfois incomplètes sur les détails sanitaires ou les dernières mesures imposées. S’équiper d’un bon guide, comme l’e-book Profession Voyages, peut faire la différence avec ses liens et conseils à jour pour les destinations phares des vacances.
Pas de réciprocité stricte : l’accueil des Canadiens en Europe
Image : la Suisse salue le Canada sur ses sommets.
En Europe, la réciprocité reste un mot d’ordre politique plus que pratique. Certains États, comme la Chine, demeurent sur la touche tant que leurs propres portes restent closes, mais le Canada bénéficie d’un traitement bien différent.
Les mesures strictes du Canada à l’égard des Européens n’entravent pas l’accueil réservé aux Canadiens en Europe.
L’Union européenne a hissé le Canada sur la liste des pays « autorisés » sans réclamer le retour d’ascenseur. Cette approche collective a sauvé bien des projets de vacances pour les Canadiens, la majorité des États membres jouant le jeu de la réouverture, sans appliquer de représailles ni fermer d’accès.
Côté déclarations, le président français avait bien annoncé vouloir instaurer le principe de réciprocité : si un pays ferme la porte aux Français, la France en ferait autant. Mais dans la réalité, plusieurs destinations, dont la France, laissent toute latitude aux visiteurs canadiens, suivant fidèlement les orientations européennes. Les conditions restent donc favorables, ce que confirme une nouvelle fois la sélection du Canada sur la fameuse liste verte que défendent plusieurs gouvernements.
À l’inverse, dans certains pays comme le Royaume-Uni, la situation évolue souvent : une quarantaine de quatorze jours pour les voyageurs venant de France a été ajoutée, et Paris envisage d’appliquer la même règle pour les arrivées du Royaume-Uni. Selon la semaine, certains Canadiens peuvent se retrouver confrontés à des changements soudains à l’arrivée dans ces pays.
Pour les prochaines semaines, tout dépendra aussi des annonces canadiennes prévues pour la rentrée, qui pourraient rebattre les cartes pour ceux qui rêvent d’Europe.
Peut-on voyager sans contraintes ?
La fermeture des frontières canadiennes aux visiteurs étrangers n’empêche pas les Canadiens de décoller vers l’Europe. Les principales compagnies aériennes opérant au départ du Québec, Air Transat, Air Canada, Lufthansa, Swiss Air ou Air France, figurent toujours au tableau des départs à destination du continent européen, que ce soit en vol direct ou avec escale. Une visite rapide sur le site de l’aéroport de Montréal suffit pour connaître les prochaines liaisons intactes.
Règle de base : si un vol relie le Canada à un pays européen où les Canadiens sont admis, le voyage peut avoir lieu. Reste simplement à prendre connaissance des dernières conditions d’entrée : test PCR obligatoire, quarantaine, attestations diverses. Les dessertes régionales reprennent un peu partout : les bus, trains, autocars recommencent à circuler, rendant plus souple la mobilité sur place.
Cela dit, certaines destinations demeurent fermées ou strictement encadrées : l’Islande ne reçoit pas les voyageurs canadiens, et l’Angleterre, l’Irlande ou l’Italie exigent toujours la quarantaine, pendant que la Martinique vous réclamera, elle, un test COVID-19 négatif à l’arrivée.
À l’étape de la préparation, il faut aussi s’informer sur les exigences spécifiques en matière d’assurance voyage. L’Ukraine l’impose : il faudra montrer une attestation à l’entrée. Plusieurs pays demandent la signature d’une décharge de responsabilité en cas de contamination sur place, histoire de lever toute ambiguïté.
Côté offres d’assurance, les choses évoluent: quelques acteurs couvrent désormais la COVID-19. La Croix Bleue, par exemple, a intégré ce risque à sa couverture des soins médicaux d’urgence, ce qui change la donne pour de nombreux voyageurs.
À retenir aussi : le Portugal et les Canaries se sont distingués en créant une assurance dédiée aux voyageurs internationaux. D’autres pourraient s’en inspirer si la situation sanitaire reste volatile cet automne.
Ne pas oublier : le gouvernement canadien recommande clairement de repousser tout déplacement non indispensable. Toute entrée sur le territoire impose toujours quatorze jours d’isolement. Deux conseillers en voyages ont d’ailleurs partagé leur expérience personnelle du retour : conseils, récit et ressentis sont à lire ICI.
La croisière est-elle envisageable en Europe ?
Image : Gwendoline Duval de Profession Voyages à bord du Beauty of the Oceans, croisière européenne (Croisimer).
En attendant la reprise des croisières aux États-Unis, l’Europe a déjà remis des bateaux à flots. Costa, Ponant ou CroisiEurope relancent leurs itinéraires, mais chaque embarquement reste soumis à la législation du pays de départ et de chaque escale. Pas question d’improviser: si le SMC, par exemple, refuse encore les voyageurs canadiens, il faudra composer sans cette escale.
CroisiEurope propose même une rotation autour de la Corse, à bord de La Belle des Océans, un navire initialement prévu pour l’été québécois. Ce type de boucles resserrées permet d’éviter les pays qui imposent encore des blocages.
Cette semaine, notre équipe embarque à bord du Beauty of the Oceans : le retour d’expérience vous attend ICI.
Où faire un test COVID-19 avant de partir ?
Tous les détails sur les lieux de dépistage COVID-19 sont regroupés ICI.
La liste complète des centres de tests dans le Grand Montréal, comme à Québec, se trouve aussi ICI.
À Québec, la Clinique Santé Voyage l’Escale effectue des tests PCR pour les voyageurs en partance.
Avant de prendre rendez-vous, mieux vaut échanger avec son médecin afin d’obtenir les conseils les plus adaptés à sa situation. Profession Voyages ne se prononce pas sur la qualité des services rendus par chaque centre.
Télécharger notre e-book : tout savoir en un clic
Pour clarifier ce maquis réglementaire, Profession Voyages et Travelweek ont croisé données pratiques et consignes officielles, afin de rassembler les restrictions et possibilités d’accès aux principales destinations européennes fréquentées par les voyageurs canadiens. Mais prudence : les règles évoluent en continu et s’ajustent au gré des annonces des gouvernements locaux. Vérifier la situation officielle juste avant de partir reste la seule approche raisonnable.
Des sites collaboratifs et portails spécialisés signalent en direct les changements de règles et récapitulent les procédures pour les passagers transatlantiques. Certains, comme TimeToTravel, offrent aussi des points de repère, même si leurs informations peuvent dater. On notera également la carte interactive proposée par l’Association internationale du transport aérien, qui permet de visualiser en quelques clics les restrictions de chaque pays pour les voyageurs étrangers.
L’e-book est le fruit d’une veille rigoureuse menée par deux rédactions, fondée sur le croisement d’informations venues des ambassades, offices de tourisme et organismes internationaux. Les liens et contacts rassemblés à l’intérieur donnent accès en temps réel aux documents, formulaires et conditions à jour. En Europe, la situation est réévaluée au rythme d’une quinzaine ; tout, ou presque, peut changer d’ici le départ.
Un coup d’œil sur les sources officielles juste avant le voyage reste le meilleur réflexe.
Pour recevoir notre e-book spécial Europe avec contacts utiles et liens pratiques pour voyager en Europe et synthèse des procédures, la porte est ouverte : surveillez les prochaines actualités, car la prochaine annonce pourrait transformer un rêve laissé en suspens en départ sur le tarmac.





